dimanche 27 février 2011

I think it about time...



... to talk about my recent trip to Ethiopia. It took my about two weeks before I start to be comfortable to share about my ethiopian journey. Thanks to my faithful readers who patiently wait for me during my long silence. Contrast, poverty, courage, survivor attitude... these are the words in my mind when I think about ethiopian people.

I will be back tomorrow and talk more about this incredible journey.

mercredi 23 février 2011

Still proceeding...

Already one week since we are back from Ethiopia. I just want let you know that I am not able to write about our trip for now. I am still proceeding about what happen over there. This trip was intense and a huge reality check. I started writing in French thinking that my feelings might be easier to be express in my first language. Unfortunately, I have stop the day I met my little boy. I think I am just not ready to talk about that right now.

So, I just want let you know that I am doing good but only need some time for now.....
I will be back soon....

jeudi 17 février 2011

Help Kids in Ethiopia - Aider les enfants en Ethiopie



Voici quelques informations au sujet de l'orphelinat que nous avons eu le privilège de visiter lors de notre visite à Adama.

Jour 4 : 8 février 2011

Déjà trois jours que nous sommes en voyage et ce matin est le premier où j'ai l'occasion de me réveiller dans un lit. Les derniers jours ont été consacrés au voyage et de nombreuses heures ont disparues en raison du décalage horaire. Dès l'aube, la prière du matin m'a réveillée. Ce n'était pas très fort mais juste assez pour me rappeler que je n'étais pas dans mon environnement habituel. Incapable de dormir, j'ai décidé de me lever car j'étais bien décidé de profiter pleinement de ces quelques jours ici. Une douche glaciale m'a rapidement ramener à la réalité. L'eau n'était pas seulement froide mais brutale. Ce choc de la réalité m'a rappelé que je n'étais pas seulement en voyage mais réellement en Afrique. Grelottant sous les couverture, je me raisonné en me disant que l'expérience de la douche glaciale faisait partie des souvenirs que j'allais rapporter avec moi et qu'il ne fallait pas s'en faire plus que ça. Pour mon mari, l'expérience fut traumatisante. D'emblée, il m'a annoncé que si l'eau était aussi froide il n'allait pas prendre sa douche pour le reste du voyage.... heu ???? Vraiment ???? Ce fut ma motivation pour trouver une façon d'obtenir une eau plus tiède car il n'était pas question de côtoyer quelqu'un d'aussi près avec les chaleurs du jour sans avoir de douche.

Aujourd'hui, nous avons prévue d'aller à Adama, une petite ville à deux heures de la capitale. Les élèves de mon école avaient ramassé 1400 $ pour aider un orphelinat de la région et j'étais l'heureuse messagère de ce cadeau. Nous avions un sac de don (50 paires de souliers, 2 ballon de soccer, lunettes de soleil) mais le plus important était le fait que nous avions choisi d'apporter une partie de l'argent là-bas pour leur permettre d'aller acheter sur place ce qu'ils avaient besoin. Non seulement nous allions les aider mais nous allions aussi aider leur économie locale. Lorsque vient le moment d'aider un organisme dans un pays en développement il est très important de remarquer certaines petites choses qui à mon avis font une grande différence. Voici quelques unes des caractéristiques que je préfère privilégier.

1- Une organisation gérée par les gens de la place : Il est important à mon avis que les gens locaux (dans ce cas des Éthiopiens) prennent en charge l'organisation et la gestion d'organisme d'aide de leur communauté. Il est malsain à mon avis d'arriver d'un pays occidentalisé et de vouloir prendre en charge leur bien-être comme si nous étions leur sauveur. Agir de la sorte revient à rétablit l'attitude négative du colonialisme et n'encourage pas la prise en charge autonome et l'égalité sociale.

2- Aider selon les besoins exprimés par la réalité vécue en Afrique et non selon ma perspective nord-américaine: Je suis arrivée en Éthiopie avec l'idée que j'allais acheter pour plus de 1000 $ de nourriture. Heu ????? C'est parce que ce malgré toute ma bonne volonté et mes bonne intention ce n'était pas une bonne idée car sans réfrigérateur ou congélateur la nourriture ne peut pas se conserver aussi longtemps avec les grandes chaleur présentes pendant la journée. De plus, ces gens savent ce qu'ils ont besoin et le respect humain passe aussi par leur faire confiance dans les choix qu'ils choisissent de faire.

3- Encourager l'économie locale : L'idée d'apporter des dons du Canada est bonne mais souvent on ne réalise pas que certains dons, même si l'intention est bonne, ne sont pas appropriés. L'idée d'apporter de la nourriture du Canada est complètement farfelue au niveau du poids et du montant à payer. Au contraire, acheter localement permet non seulement d'encourager l'économie locale mais aussi d'acheter plus avec moins. De plus, acheter locale permet au gens d'acheter réellement ce qu'ils ont besoin. Souvent on ne réalise pas que des jouets à batteries et des crayons marqueurs ne sont pas des dons qui permettent d'aider à long terme car ces objets ont une durée de vie très courte. De plus, on oublie souvent le fait que les habitudes alimentaires sont différentes d'un endroit à l'autre. Par exemple, l'endroit que nous avons visité, ne mange pas de pain tel que nous le connaissons avec de la levure. Demander aux gens de changer leurs habitudes de vie sous prétexte que nous voulons les aider est aussi une attitude non égalitaire.

Nous avons donc passé l'ensemble de la journée a acheter des produits choisis par les gens en charge de l'orphelinat. Ensemble, nous sommes allés magasiné, ils ont choisi ce qu'ils voulaient et ils ont payé eux-même puisque la dignité humaine c'est aussi de refuser la mendicité. La journée fut très agréable et nous avons appris à connaître un peu plus la mission de cette organisation fondée et gérée par un frère et une soeur, deux Éthiopiens au grand coeur.

mercredi 16 février 2011

Jour 3 : 7 février 2011

Les deux premiers jours de notre voyage avaient été entièrement consacrés au temps d'attente dans les aéroports, aux nombreuses heures de vol et bien sûr 9h avait disparu à cause du décalage horaire. Nous sommes donc arrivée à notre hôtel très tôt le matin du 7 février prêt à commencer une nouvelle journée même si inconsciemment notre horloge biologique était prête à aller se coucher. C'est assez drôle de penser que lorsque la journée commence à Addis, les gens au Canada sont sur le point d'aller se coucher. Un monde complètement à l'envers.

La route vers notre hôtel fut très courte mais assez longue pour que je puisse constater assez rapidement l'ampleur de la pauvreté dans ce pays. Ces images puissantes et pénétrantes étaient intenses et difficiles à oublier. Durant l'ensemble de mon voyage, elles m'ont marqués au point de perturber régulièrement mes émotions. Avec soulagement, nous sommes arrivée à notre hôtel et mes émotions se sont réfugiés derrière la porte de métal et le muret de pierre qui nous entourait.

Honteusement, j'ai réalisé que je n'étais pas tout à fait prête pour faire face à la réalité vécu ici. Comment faire pour comprendre la misère et l'injustice ? Pourquoi l'égalité et les droits humains ne sont-ils pas accessible à tous ?

Notre première journée à l'hôtel s'est passé calmement. Nous nous sommes reposés et nous avons fait connaissance avec les autres familles avec qui nous allons passer la semaine. L'endroit où nous avons choisi de rester ressemble plus à une maison familiale qu'à un hôtel. Au rez-de chaussé, les pièces communes nous permettent de socialiser et de côtoyer avec des gens qui vivent les mêmes aventures que nous au niveau de leur adoption. Grâce à l'Internet nous sommes entré en contact et aujourd'hui nous avons le plaisir de nous rencontrer pour la première fois. Historica, Mitaine, Gwen, Liesl, nous sommes tous là non plus dans un monde virtuel mais désormais dans un monde réel.

Lorsque nous avons pris la décision de choisir l'endroit où nous allions rester lors de notre séjour à Addis, il était très important pour mon mari et moi de prendre en considération la réalité vécue en Éthiopie. Pour nous, il n'était pas pas question de s'envelopper d'un grand confort alors que juste à côté de nous des gens mourraient de faim et vivaient dans la rue. Bien sûr, il nous fallait un minimum de protection et de confort mais notre priorité était d'éviter de vivre dans une bulle. Le Hilton et le Sheraton ont été d'emblé évité comme option d'hébergement. Nous avons alors appris que l'orphelinat qui s'occupe de notre fils possédait un petit hôtel dont les profits étaient directement réinvestis dans les orphelinats gérés par cette organisation. Sans réfléchir trop longtemps, nous avons décidé que nous allions faire une pierre deux coups. Notre choix d'hôtel n'allait pas seulement permettre de nous héberger mais aussi d'aider l'orphelinat où habite présentement notre fils. De type 3 étoiles, cet hôtel nous a permis aussi d'entrer en contact avec la culture éthiopienne. Grâce aux gens qui travaillent à cet endroit nous avons pu sortir un peu de notre bulle et découvrir la culture de notre fils.

La première sortie que nous avons fait fut d'aller visiter un atelier de foulard. Cette coopérative permet à des femmes d'avoir un emploi pendant que leurs enfants ont accès à une éducation de base. L'idée est bonne mais pour de nombreuses heures de travail des foulards qui au Canada se vendrait environ 20$ se vendent $5. Il y a quelqu'un quelque part qui se fait une grande marge de profit et ce ne sont malheureusement pas les gens qui ont travaillé à confectionner ces foulards qui ont la possibilité de récolter la majorité des profits. Cette situation a donc pour effet que les pauvres restent pauvres et les riches continuent de s'enrichirent. Il y a définitivement un travail à faire au niveau de la conscience humaine. L'égalité des droits sociaux est encore à l'époque préhistorique dans cette partie du monde.

Jour 1-2 : 5-6 février 2011

Depuis ma tendre enfance, j'attend avec impatience le moment d'aller un jour en Afrique. Depuis que je suis toute petite, j'ai grandi avec l'idée qu'un jour j'irai visiter ce continent. Régulièrement, les amis de mes parents venaient à la maison nous parler de leurs expériences en Afrique et pour moi il était tout à fait naturel de penser qu'un jour j'irai aussi mettre les pieds sur la terre africaine.

Le matin du 5 février fut un moment très spécial. Non seulement ce voyage allait me permettre de rencontrer enfin mon fils mais j'étais aussi sur le point de réaliser un rêve d'enfance. Fébrilement, j'ai vérifier si tout ce que nous avions besoin étaient dans nos valises et rapidement nous sommes partis pour l'aéroport. Plus de 36 heures de voyages (avec les temps d'attente dans les aéroports) nous attendait et pour la première fois depuis des mois je me sentais légère... L'Afrique m'attendait.



Nous avons quitter le Canada sur les ailes de Air Canada. Pendant le trajet jusqu'à Londres j'étais tellement énervé que j'en étais incapable de dormir. Ce qui devais arriver arriva, je me suis endormi sur la banquette d'un restaurant devant mon déjeuner. En sursaut, je me suis réveillé pour constater que dormir dans un restaurant n'était pas l'endroit le plus confortable. Mon idée de départ était de louer une chambre d'hôtel et de dormir pendant notre transit de 12h. L'idée était bonne mais j'étais trop fatiguée pour chercher où était ce fameux hôtel. Rapidement, j'ai pris mon sac et je me suis couchée sur un banc. Je devais être extrêmement fatiguée car j'ai dormi comme une roche. Du vrai camping dans un aéroport.



À l'heure convenue, nous nous sommes dirigés vers notre porte d'embarquement et là mon coeur s'est mis à battre plus vite. Ce n'était plus un rêve, je partais réellement pour l'Afrique. Notre vol avec Ethiopian Airlines fut très agréable. Cette fois, j'ai pris le temps de dormir car je ne voulais surtout pas passer ma première journée en Ethiopie les yeux pleins de fatigue.

À l'aube, j'ai nerveusement commencé à regarder par le hublot afin de voir une parcelle du sol africain. Je n'oublierai jamais les premières images d'un sol désertique à perte de vue, quelques arbres par endroits, quelques petits villages, puis le début d'une ville immense, Addis Ababa. Ça y est, depuis le temps que j'attendais ce moment, j'y étais enfin. L'excitation à fait place à la nervosité lorsque je suis entrée dans l'aéroport. Où aller ? Est-ce que nos bagages que nous avions vus pour la dernière fois au Canada serai là ? Nous avons fait la file pour obtenir notre visa d'entrée. À trois reprises, nous avons remplis des papiers d'identification qui se ressemblait pas mal les uns aux autres. En quelques minutes nous avons eu l'étampe désirée à l'intérieur de notre passeport et nous avons passer les douanes éthiopiennes. Pour notre plus grand bonheur, nous avons vu arriver nos deux valises rouges et les deux valises destinées aux orphelinats que nous allions visiter. C'est alors que je me suis dit, pourquoi m'inquiéter alors que tout s'est bien passé ? Erreur, il ne fallait pas baiser ma vigilance trop rapidement.

Un porteur nous a approché lors de notre arrivé au dernier point de sécurité. On comprenait pas trop ce qu'il essayait de nous dire et rapidement il a pris nos bagages pour nous aider à les mettre dans le scanner. J'étais épuisée alors je me suis dit s'il veut nous aider tant mieux profite-on en ! Erreur !!! Mon premier contact avec la culture éthiopien fut plutôt brutale. Après nous avoir aidé quelques minutes à essayer de trouver la personne qui devait venir nous rencontrer il nous a demander de le payer. Quoi ??? Quelqu'un nous a expliqué qu'il nous avait aidé (aider c'était un grand mot) et que maintenant on devait le payer. Je n'avais rien contre l'idée de lui donner un peu de monnaie mais le problème c'est que je n'avais pas encore échangé mon argent américaine. La plus petite monnaie que j'avais était 20 $. Il était vraiment insistant et je voulais me débarrasser de lui au plus vite alors je décidé de lui donner 20$ en me disant qu'en même temps j'allais faire un don pour l'aider. Incroyable mais vrai Monsieur a demandé plus d'argent. Quoi ???? Je viens de te donner 20 $ pour 5 minutes d'aide, il me semble que c'est assez. Dans un anglais vraiment difficile à comprendre il s'est mis à baragouiner qu'il devait payer aussi payer son patron. Quoi ??? Un vrai cauchemar !!! Fin de l'histoire, j'ai donné encore plus d'argent à cet homme qui ne nous avait pas vraiment aidé. Il s'était plutôt imposé à nous. En d'autres mots, je me suis faite avoir dès les premières cinq minutes de mon arrivée en Afrique. Je savais que ça n'avait pas de bon sens moi qui est si strict sur la gestion du budget. Mais avec la fatigue des deux derniers jours de voyages, je venais d'agir de façon tellement irrationnelle. J'avais tellement honte et je me confondais en excuses auprès de mon mari. Finalement, nous avons rencontré l'homme qui devait nous conduire à notre hôtel. Épuisée, je suis mise à pleurer et il m'a expliqué comment réagir si une situation similaire se reproduisait une prochaine fois. Il m'a aussi rassuré en me disant que cet homme ne représentait pas la culture éthiopienne et que le mieux était d'oublier tout ça. Quelle honte !

Nous sommes partis pour notre hôtel et dès notre sorti de l'aéroport j'ai été frappé par l'immensité de la pauvreté qui régnait dans les rues. De nombreuses personnes étaient assis ou marchaient sur le bord de la rue avec de nombreux animaux (brebis, ânes). Le trafic était chaotique, aucune signalisation. Je savais que ce pays était pauvre mais le savoir et le voir sont deux choses totalement différentes. Après quelques minutes, j'ai tourné le regard car la scène était insupportable à regarder.

mardi 15 février 2011

Thinking back about Ethiopia...

4:00 am : I should be in my bed by now. I am working tomorrow and I need to have all my rest to handle with patience and kindness the challenge of teaching. However, I think I am still on Ethiopia time. After few hours of sleep, my body woke up and did not want go sleep again. I then decided to get up and update my blog about our recent trip to Ethiopia.

First of all, I do not want add more to the recent worries about the implement of a new rule. The purpose of this blog is to share my joy and my sadness I go trough in my adoption journey and not to add more stress in families life. Obviously, I write on my own perspective and my words should not be taken as an official information from the recents changes about court process in Ethiopia. For more official informations, I strongly suggest that you contact your agency for further informations about that.

In a overall perspective, I found our recent trip to Ethiopia very challenging. I like travelling. Every spring I have a travel fever and I am all the time excited to have the opportunity to travel outside the country. My husband and I were really looking for this trip coming up to Ethiopia. Our desire was to go in Africa since many years. For different reasons, we postponed many time our african trip and then when we learn that a trip to Ethiopia will be part to our adoption journey we were very happy and excited. Since two years, we have prepared ourselves to this trip. We read about Ethiopia, we talked about that, we meet with our african friends or people who had the chance to visit this continent. However, all the preparation does not seem to be enough to prepare us to the difficult social reality present in Africa. Poverty is something can be easy to understand when we are far away. It very different to deal with when you see it on an everyday basis.

I will keep a lot a positive memories about my son birth country. I will tell him how people are courageous and hard worker. I had the opportunity to visit two orphanages (KVI Addis and Faya orphanage in Adama) during my stay and I was very impress to see how every little thing can go so far over there. I learn that I have nothing to complaint about in Canada. My big challenges are nothing if I compare them to their everyday life. However, I was also confront to deal with a lot of emotional situations where sometimes their is nothing we can do about except crying.

The next posts about my trip in the next few days are not intent to add more worries in your adoption journey but only to give you another perspective about life reality in Ethiopia.

lundi 14 février 2011

We are back from Ethiopia

We are back from Ethiopia. I will be happy to share later about our trip. After more then 20h of flight I need to go the bed because I am working tomorrow morning.