mercredi 27 avril 2011

10 weeks...

This is the time the latest citizenship was granted by CIC. This is mean that in around 12 weeks we might be able to flight again to Ethiopia and pick up our son. Wow ! I do not want rejoice to fast and I am still careful knowing that adoption road is full of surprises but I start thinking about our family life more and ever, especially since we are now moving in our new house. This house is not only for me and my husband but also for our son. We choose this house with the idea that a little boy will be living with us and we will start a new life all together. I very love this place because the concept is all open (except for our bedrooms). During the first year (and also later) our family priority will be to create attachment and bonding all together. We are three different persons who need to learn each other and find the way to live as a family. It might seem natural and easy for the majority of family but for us is not. For our child we will be stranger. Yes, I know it seem weird but as much as I am in love with my son right now the reality is... he is not in love with us because he is grieving. For an outside eyes we will look like a happy family (pictures give all the time this impression of forever family joy) but in reality we will face some challenges that usually families does not need to deal with. However, their is hope and the key to have a successful family life will be time, patience and proximity. My son need to understand that I am not a caregiver, I am his mom. So, for a long time, we will look like over protecting him. He will be with us all the time. Of course, he will socialize with friends but mommy or daddy will be all the time around at first and slowly we will give him more independence but it may take a while.

So for the next year, we do not expect a lot of time as couple but time as family. If we need to go somewhere, we will go as family. It will take more organization then we are use to (we are very spoil right now doing what we want when we want) but on the long term, the time we will take as family will pay back and allow my son to have a positive relationship with his new life with us. So, in our new life, we will be all together on good and challenging days.

lundi 25 avril 2011

TheStar Children underfed at Ethiopian ‘transition’ home run by Imagine Adoption: lawyer

In July 2009, my husband and I went through a very traumatic situation with our adoption agency bankruptcy. As much as I want forget this moment I still remember how painful was this situation not only for us but for the children living in the transition house. A big part of adoption process is based on trust. We are trusting that our agency and the workers in Ethiopia are doing all in their power to ensure that our child is properly look after. As a mom, this part is really hard to deal with because even if I have the joy to be now the mom of a hansom little boy I still need to trust that everything is ok for him over their until the time we will receive our visa and go pick him up. Right now, I have this trust and I pray that all people who work with my son act with wisdom and love. However, I can't imagine the pain when some parents discover after the bankruptcy that their children were not feed enough during many months. We had the chance to talk a little bit about that with some former employed and two years after, this tragical event still bring tears to their eyes. This article will tell you more about what happen in July 2009.

TheStar Children underfed at Ethiopian ‘transition’ home run by Imagine Adoption: lawyer

jeudi 21 avril 2011

Final countdown....

Our documents had reach Nairobi this morning. This is mean that pretty soon (hoping in July) we will be able to pick up our son and bring him at home forever. Our journey to him is not done but we can start to see the end. I can't wait to have my son running in my house, climbing the stairs, kick his soccer ball.... our family's life will change pretty soon and I am ready for this new chapter.

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Nos documents pour commencer les démarches d'immigrations sont arrivés ce matin à Nairobi. Cela signifie que très bientôt, probablement cet été, nous pourrons aller chercher notre fils et commencer notre vie de famille. Notre grande aventure n'est pas terminé mais la fin approche. J'ai très hâte d'entendre sa petite voix résonner dans notre maison, le voir courir et monter les escaliers, frapper son ballon de soccer.... Notre vie de famille est sur le point de changer et je suis prête....

mercredi 13 avril 2011

Final step...

We are now entering in our final step... our son's visa. We received today his passport and our adoption agreement and we can now apply for his visa. Since we started our adoption process I was dreaming about this moment because waiting for your visa mean that your are almost done. Now we are there... so incredible. I can now say that in few months he will be living with us forever. I am hoping that we will be able to pick him up in July.

vendredi 8 avril 2011

CTV Toronto - Operators of bankrupt adoption agency charged - CTV News

CTV Toronto - Operators of bankrupt adoption agency charged - CTV News

I don't know what to say, unless I just feel that when you choose to be dishonest you need to face the justice for your actions. We were one of the families affected by Imagine Adoption bankruptcy almost two years ago now. This summer was very traumatic for our family and it took me almost a year to recovery from this. I though I was done with all of that but today I realize that this memory was still fragile. I think what hurt me the most is dishonesty. When you are in a situation when you are in charge of children you have no excuse to let them down. Now, they need to face the charge laid against them.

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La nouvelle m'a laissé sans voix. Presque deux ans plus tard, que pouvons nous dire à propos de cette terrible situation ? Pas grand chose. En Juillet 2009 nous étions une des familles affecté par la faillite de notre agence d'adoption. Cet été fut vraiment difficile pour notre famille et il m'a fallu presque un an pour m'en remettre. J'ai longtemps pensé que ces mauvais souvenirs étaient loin derrière moi mais aujourd'hui j'ai réalisé que ce n'était pas tout à fait le cas. Dans cette situation, ce qui me fait le plus de peine c'est la malhonnêteté. Quand nous sommes responsables d'enfants il n'y a aucune excuse valable pour les laisser tomber par suite. Aujourd'hui, il est temps pour eux de faire face aux charges dont ils sont accusés.

samedi 2 avril 2011

La rencontre avec notre fils.... et la fin du voyage

J'ai été pas mal silencieuse ces derniers temps et pour cause.... notre histoire n'a pas été un conte de fée lorsque nous étions en Éthiopie et je n'étais pas capable de mettre les mots pour la raconter. Cependant, depuis la semaine dernière, l'épisode vécue en Afrique a eu une fin heureuse et il me fait plaisir de vous la raconter.

Au début du mois de février nous sommes allés en Éthiopie à la demande de la cour pour finaliser la demande d'adoption. Normalement, cette visite est une question de formalité et le jugement est accordé assez facilement. À part quelques détails administratifs, la majorité des familles qui étaient passé quelques semaines avant nous avait obtenu leur jugement lors de leur première visite et nous étions très confiant que ce serait la même chose pour nous.

Deux jours après notre arrivée, nous avons eu la permission d'aller visiter notre fils. Pour les besoins de la cour il était nécessaire de voir l'enfant avant afin que nous puissions répondre au juge le lendemain que nous avions vu et que nous étions prêt à l'adopter. Cette visite fut un beau souvenir. J'appréhendais énormément cette première rencontre. Comment est-ce que j'allais réagir ? Comment allait-il réagir ? Comment serait la première impression autant pour lui que pour nous. Le ventre me tordait tellement l'inconnu de ne pas savoir comment réagir me rongeait. Je savais que nous allions avoir une rencontre de groupe avec d'autres enfants et je me demandais comment j'allais pouvoir réagir de façon naturelle sachant que j'allais voir pour la première fois cet enfant que j'attend depuis si longtemps. Puisqu'on m'avait informé quelques mois auparavant que son état de santé était problématique je m'attendais donc à trouver un enfant chétif et hésitant. Quel ne fut pas surprise lorsqu'on m'a montré du doigt un petit garçon qui courrait au loin. Je me suis alors retourné vers mon mari et je me rappelle lui avoir dit qu'un enfant qui courait autant n'avait pas l'air d'être malade. Quel soulagement ! On m'a confirmé que sa santé était meilleure, quel bonheur ! Après les hésitations que nous avions eu au mois de novembre dernier, ce fut un réel soulagement de pouvoir constater de mes propres yeux que la décision que nous avions prise quelques mois auparavant était la bonne.

Je me suis alors approché de lui et il m'a regardé avec ses grands yeux. Je n'avais pas le droit de lui dire que j'allais devenir très bientôt sa maman mais je pouvais, par les yeux, lui communiquer mon amour. Il m'a alors montré sa balloune.... mon coeur de maman a fait un tour. Je ne pouvais rien faire et mon fils était là entrain de vouloir machouiller une balloune. Un autre parent avait apporté des ballounes pour faire plaisir aux enfants et ils étaient très heureux de pouvoir les mettre dans leurs bouches et les mâcher comme de la gomme... :o L'horreur totale !!! J'étais là à ne pouvoir rien faire et je ne pouvais m'y résoudre. J'ai délicatement enlever la baloune dégonflé des mains de mon fils, je l'ai gonflé et bien attaché solidement. Il m'a regardé avec ses yeux mécontents. Il semble avoir du caractère mon petit gars. Peut importe, je n'allais pas rester là à le voir mâcher une balloune dans sa bouche et ne rien faire. Je lui ai alors montré comment jouer avec la balloune en la lançant dans les air. Rapidement, son sourire est revenu et il était fort content de courir après sa balloune qui se laissait emporter par le vent.

Il m'a fallu par la suite prendre le temps de jouer avec les autres enfants car je n'avais pas le droit de concentrer uniquement mon attention sur lui. Ce fut très difficile mais cela m'a permit de prendre le temps de l'observer et de remarquer comment il réagissait avec ses paires et son environnement. Mon mari à aussi passer du temps avec lui et nous avons constaté très rapidement qu'il était très observateur et il apprenait très rapidement. La visite d'une heure s'est passé trop rapidement. Nous avons quitté l'orphelinat avec l'image de sa petite main qui nous disais au revoir. Nous étions rempli d'espoir que le lendemain nous allions obtenir le jugement de la cour et que nous allions pouvoir le revoir.

Le lendemain, j'étais très nerveuse. Le moment tant attendu était enfin arrivé. J'allais devenir officiellement la maman de mon fils et je ne pouvais plus attendre. Dans un moment de nervosité, j'ai remarqué que j'avais déchiré l'intérieur de l'ourlet de ma jupe. L'horreur !!! Je suis parti à la recherche d'une aiguille et d'un bout de fil. Nerveusement, j'ai recousu l'ourlet de ma jupe devant un mari très surpris de constater que je pouvais coudre. On se trouve des talents cachés quand on est en Afrique. Nous sommes partis avec les autres familles de notre agence. C'était la fête, tout le monde riait et parlait. À mi-chemin nous sommes arrêté pour embarquer la représentante de l'agence. Au lieu de venir s'assoir avec nous, elle est restée dans le cadre de la porte pour nous informer que notre rendez-vous à la cour avait été reporté à l'après-midi et qu'elle ne pouvait pas préciser pourquoi. L'adrénaline est alors descendu d'un coup et nous sommes retourné à notre hôtel très silencieusement. On nous a alors proposé d'aller magasiner pour passer le temps avant de retourner à la cour. Je déteste magasiner quand je suis au Canada car je trouve qu'il y a trop de monde et que l'atmosphère est étourdissante. Imaginez comment cette réalité est 100x pire en Éthiopie. Sous une chaleur accablante, nous avons visité quelques kiosques sur le bord de la route. La poussière, le nombre de personne, les mendiants, les gens qui nous achalent pour nous servirent de guide en échange de quelques dollars.... c'était trop, j'avais l'impression que ma tête allait exploser. Ce qui est assez surprenant c'est que tout dépendant de votre personnalité il est possible que vous aimiez vivre dans ce genre d'ambiance. Pour moi c'était complètement l'opposé.

Avec soulagement, nous sommes finalement retourné à l'hôtel. Après nous avoir rafraîchit, nous sommes remonté dans la camionnette et devant la porte la représentante de l'agence nous a une fois de plus informé qu'un petit changement avait eu lieu et qu'il était important que nous soyons au courant. Je n'étais pas sûr de bien comprendre. Quand je suis nerveuse ou fatigué j'ai plus de difficulté à comprendre l'anglais et tout ce que je me rappelle c'est d'avoir entendu dans un brouillard de mots qu'une nouvelle règle avait été instaurée le matin même et que nous n'allions pas pouvoir obtenir la garde légale de nos enfants parce qu'il nous manquait un papier avec une signature. Quoi ??? Comment est-ce possible ? Pourquoi ne pas nous avoir averti à l'avance ? Si la règle a été instaurée ce matin, pourquoi l'avoir rendu effective pour l'après-midi même ? J'étais dévastée et silencieusement je me suis mis à pleurer. Avec les émotions des derniers jours, la fatigue accumulée, la rencontre de notre fils et là l'idée de savoir que le jugement de la cour allait être reportée à une date ultérieure ça en était trop. Je veux bien être forte, persévérer devant les difficultés mais là la situation commençait à être ridicule.

À notre arrivée, je me rappelle avoir marché sur le trottoir, la tête penchée, les yeux plein de larmes. Nous avons monté les marches d'un petit escalier très étroit qui tournait de façon très abrupte quand soudain une femme qui descendait est tombé devant moi. Elle avait trébuchée et les gens la contournait pour pouvoir poursuivre leur chemin sans se préoccupé de son état. Je me rappelle que l'émotion dans son visage était plus grande que juste la douleur d'avoir trébuché dans l'escalier. C'est alors que quelqu'un m'a chuchoté dans l'oreille que ce devait être un parent biologique qui venait de rencontrer le juge pour renoncer à ses droits parentaux. Le visage de cette femme était dévasté par la douleur et rapidement nous avons aidé à se relever. Nous avons poursuivi notre chemin jusqu'au 5e étage incertain de ce que nous venions de voir. Nous sommes entré dans une petite pièce rempli de famille éthiopienne. Nous étions là, en minorité. La couleur de notre peau nous identifiait clairement comme étant des familles adoptives. J'ai alors compris que ces familles étaient les familles biologiques qui attendais de rencontrer le juge pour renoncer à leurs droits parentaux. Cette difficile réalité à remis en perspective ma douleur de ne pas obtenir le jugement de la cour ce jour même. J'avais de la peine mais la douleur de ces parents était beaucoup plus grande et s'ils étaient capable de pouvoir affronter cette réalité dignement il me fallait aussi apprendre à réagir de la sorte. Debout, inconfortable, nous avons attendu pendant plus d'une heure. Quand finalement nous sommes passé devant le juge. Les questions étaient simples. Avions-nous de enfants ? Si oui, quelles étaient leurs réactions face à notre projet d'adopter un enfant ? Avions-nous vu l'enfant ? Étions-nous d'accord pour l'adopter ? Si oui, est-ce que nous comprenons que l'adoption est un jugement irrévocable ? Quelles sont les actions que nous prévoyons faire pour conserver la culture d'origine de notre enfant ? Cinq minutes plus tard, le juge a statué que le seul document manquant était ce nouveau papier (instauré le matin même) et que le jugement final serait reporté.... 6 semaines plus tard. Je pouvais pas en croire mes oreilles.... 6 semaines. Normalement, les familles qui avaient leur jugement reporté attendait entre 2 à 3 semaines. Comment se pouvait-il que notre date soit aussi loin ? Comme nous n'avions pas obtenu la garde légale de notre fils, nous n'avions pas le droit de le revoir avant notre départ pour le Canada. D'un côté, j'étais contente de ne pas lui imposer notre visite et par la suite avoir à le quitter pour plusieurs mois. Ne pas le revoir était avantageux pour son bien-être mais d'un autre côté il me fallait revenir à la maison avec cette incertitude qui planait encore sur notre tête. Le reste du voyage fut très mélancolique. J'étais très heureuse qu'il nous reste seulement 2 jours. Le dénouement de notre visite à la cour m'avais enlevé totalement le goût d'être en vacances et mon seul désir était de retourner à la maison afin d'oublier mes soucis. Je comptais sur mon emploi pour occuper mes pensées et éviter de réfléchir à tout cela mais peine perdu, mon coeur est resté accroché en Éthiopie là où mon fils était.

Les 6 semaines qui ont suivi on été très difficile à vivre. En plus de la fatigue physique, il me fallait gérer cette inquiétude de ne pas savoir. Les règles ont de nouveau changées pendant cette période. Afin d'assurer un meilleur contrôle du nombre des adoptions, le nombre de lettre écrites par le gouvernement est passé de 20 à 5 par jour. Cette lettre était essentielle pour finaliser notre demande d'adoption et l'inquiétude est montée d'un cran lorsque j'ai appris cette nouvelle. L'idée derrière un meilleur contrôle des adoptions est excellente mais d'un autre côté il y a aussi les familles adoptives qui vivent un stress énorme et qui doivent s'adapter à des changements qui arrivent presque à chaque mois et qui deviennent effectifs la journée même. Depuis 1 an, notre réalité a bien changé au niveau du processus d'adoption et là nous étions rendu à bout de souffle.

Finalement, le grand jour est arrivé. Notre agence nous a informé que notre dossier était complet mais que la lettre du gouvernement était toujours manquante car il en écrivait moins qu'auparavant. Elle nous a cependant rassuré que suite à des pressions par de nombreux pays, plus de 5 lettres par jour étaient écrite et que nous avions des bonnes chances de recevoir notre lettre dans les jours qui allaient suivre. J'ai donc pris mon mal en patience et prié que cette lettre arrive très rapidement. Deux jours plus tard, j'ai reçu un courriel de mon agence me demandant de les rappeler le plus rapidement possible ce qui n'était vraiment pas commun puisque normalement nos contacts se font par courriel. J'ai immédiatement appelé notre agence mais dû à des conditions climatiques difficiles (tempête de neige) les employés avaient eu l'autorisation de quitter plus tôt cet après-midi là et nous a fallu attendre jusqu'au lendemain pour avoir des informations supplémentaires.

Le lendemain matin, j'étais très nerveuse un peu comme si j'étais sur le point de faire un test de grossesse et qu'il allait me confirmer que j'étais enceinte. Mon intuition était bonne, le but de l'appel était pour nous informer que la lettre était arrivé et que nous étions désormais les parents légaux de notre fils. Quelle joie !!! Pour la première fois de ma vie j'étais légalement la maman de quelqu'un. Le sentiment qui m'a envahit à ce moment était calme et très puissant comme si désormais j'avais changé officiellement de statut. Certains diront que j'étais une maman bien avant le jugement de la cour et que je n'avais pas besoin d'un papier pour me faire sentir de la sorte. Pourtant, pour moi, ce papier a fait une grande différence. Désormais, c'est officiel, il est là dans notre vie et lorsque je planifie quelque chose il y a les besoins de cette 3e petite personne qu'il nous fait considérer à notre plus grand bonheur.

Il me fait donc plaisir de conclure cette épisode en sachant que nous avons accompli un grand pas. Je me rappelle en juillet 2009 quand notre agence avait fait faillite comment grand était le désespoir qui nous avait envahit. Nous en avons fait du chemin depuis ce temps là. On a réfléchit, on a reconsidéré nos besoins, on est devenu plus mature. Aujourd'hui, presque 2 ans plus tard, je peux désormais célébrer le bonheur d'être la maman de mon petit trésor.